164 - Lieu multiethnique

Lieu multiethnique

164 - Lieu multiethnique

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La cohabitation entre locaux, évacués et réfugiés, occupants américains, travailleurs forcés libérés et prisonniers de guerre n’est pas facile. La population de la ville a au moins doublé par rapport à celle d'avant-guerre, et les habitants se disputent la nourriture et les biens devenus rares. Dans l'immédiat après-guerre, la criminalité représente également un problème majeur. De nombreux Allemands sont particulièrement préoccupés par les anciens travailleurs forcés et les anciens prisonniers libérés des camps de concentration qui vivent désormais sur place en tant qu'étrangers sans abri (personnes déplacées). En 1947, le chef de la police de Murnau informa l'administrateur du district de Weilheim du camp de personnes déplacées de l'hôtel Post : «Les anciens déplacés hébergés à l'hôtel Post à Murnau, Hauptstrasse 86, qui ont désormais reçu des cartes d'identité allemandes parce qu'ils ont refusé de retourner dans leur pays d'origine, constituent un problème particulier pour la communauté locale. Désormais, ils devraient recevoir de la nourriture allemande. Selon une liste remise à la mairie, il y aurait 97 membres de nationalité polonaise, dont 45 hommes, 42 femmes et 10 enfants... Ces 97 détenus de l'hôtel seraient d'anciens prisonniers politiques. Il y a quelques jours, ils sont venus nous demander que la communauté de Murnau leur fournisse à tous des vêtements complets, y compris du linge, ainsi que des légumes, des pommes de terre, du bois et du charbon. Étant donné que la commune de Murnau n'est jamais en mesure de fournir les articles souhaités aux anciens PD parce qu'elle ne dispose pas du tout des articles requis, ils ont dû présenter leurs revendications au bureau compétent du bureau économique de Weilheim. On peut supposer que si ces personnes restent ici de manière permanente, elles imposeront une charge extraordinaire à la communauté, qui s'étend non seulement aux questions économiques, mais également au domaine criminel. On sait que ces personnes n’ont pas de carrière régulière, mais vivent pour la plupart uniquement du commerce noir. Au moment de leur expulsion, ils ont non seulement causé des difficultés aux autorités américaines en refusant de retourner dans leur pays d'origine, mais ils resteront à l'avenir une source permanente d'agitation dans la ville et représenteront une menace permanente [!].”